Les Epaves


Le Dalton

Localisation : Ile du Planier au large de Marseille, au flanc Nord légèrement Est de l'ile

Profondeur : de 10 (proue) à 33 mètres (hélice)

Type : Navire de transport construit en 1877 long de 70 mètres, transportait une cargaison de lingots de plomb

Date et circonstances du naufrage : Echoué le 19 Février 1928, par temps de brouillard, le capitaire du bateau ne voit pas le phare du Planier et s'échoue sur le récif de la Pierre à la Bague. Le chargement de plomb fut récupéré ultérieurement par des scaphandriers.

Particularités : Rendu celèbre par le film de Cousteau "Epaves", cité dans le livre "le Monde du Silence" sa barre cassée est à l'origine du logo de la Spirotechnique (la barre fut retirée par Dumas après le tournage du film "Epaves")

La roue du Dalton
Le 1er logo Spirotechnique
L'épave aujourd'hui

 

L'île du Planier au large de Marseille

Notre 1ere plongée sur le Dalton :

Date de plongée : 12/08/06. Palanquée : Sébastien Dominic , Marie et Jean-Michel. Température de l'eau à profondeur maximum : 14°C, profondeur maximum atteinte : 33 mètres

Vu de tres nombreux poissons (congres, mostelles, mérous ...) et de superbes gorgones rouges. La visibilité est excellente

 

Profil de la plongée : cliquez pour agrandir


La barge de Carro

Localisation : au sud de Carro 43°19,050 N , 05°02,060 E

Profondeur : 33 mètres

Type : Barge de type LCM (barge de débarquement)

Date et circonstances du naufrage : Le 8 Novembre 1967 utilisée pour le transport de tubes de forage, disparait sans raison connue

Particularités : Le LCM (Landing Craft Mechanized) est déjà produit avant la Seconde Guerre Mondiale. Son rôle stratégique est d'augmenter la puissance de feu d'une force débarquée. En effet, le LCM est capable d'embarquer et de débarquer un char léger de 30 tonnes, qui peut, par la suite, appuyer l'infanterie au plus près lors d'un assaut amphibie. Capable d'atteindre les 10 noeuds, il peut également transporter, à la place d'un char léger, 60 soldats équipés

L'aile d'avion

Localisation : au sud de Carro 43°19,040 N , 05°02,020 E

Profondeur : 42 mètres

Date et circonstance du naufrage : inconnue, il sagit comme beaucoup d'épaves chalutées de deux ailes sans carlingue ni moteurs rendant l'identification très hasardeuse

Particularité : Très proche de la barge de Carro (environ 50 mètres), possibilité de visite des deux épaves simultanément

 

Notre plongée sur la barge de Carro et l'aile d'avion:

Date de plongée : 13/08/06. Palanquée : Sébastien, Marie et Jean-Michel. Température de l'eau à profondeur maximum : 14°C , profondeur maximum atteinte : 41,5 mètres

Vu de très nombreux poissons (congres, mérous , rascasses, mostelles, gros poulpes...), la visibilité est très bonne

 

 

Barge de débarquement de type LCM identique à celle de Carro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Profil de la plongée : cliquez pour agrandir


Le Chaouen

localisation : Nord-Ouest de l’île du Planier 43°11’55’’N – 5°13’42’’O

Profondeur de 12 a 36 mètres (hélice)

Date et circonstance du naufrage : Le Chaouen fut lancé en 1961 à Travemünde en Allemagne. Cargo transporteur d’agrumes, il mesure 90 mètres de long, 13,5 mètres de large et jauge 1.550 tonneaux. Sa propulsion était composée de deux moteurs de 1.370 CV.


Le 21 février 1970, le Chaouen bat pavillon marocain et fait route sur Marseille avec à son bord 640 tonnes d’oranges. La mer est calme, un léger mistral souffle. Vers 22h30, le Chaouen heurte le sec de la Pierre à la Bague au Nord-Ouest de l’île du Planier. Sa coque se déchire sur tribord et il finit sa course dans la petite crique à l’Ouest du Planier.


Malgré l’intervention du remorqueur Provençal 15, le Chaouen reste bloqué dans les rochers. Le Mistral s’étant levé, le Provençal 15 doit abandonner son sauvetage vers 2h30. Vers 6h, l’eau a envahi les cales et la salle des machines. A 13h30 le Capitaine Freton donne l’ordre d’abandonner le cargo, et trois quart d’heures plus tard le Chaouen se couche sur bâbord pour sombrer définitivement.

Notre 1ere plongée sur le Chaouen : 14.04.07 plongée au Nitrox 32. Palenquée Marie et JM. T° de l'eau 13°C vu un très gros mérou

 

 

 

 


Le Messerschmitt 109

localisation : île du Planier 43°11’99’’N – 5°13’90’’O

Profondeur de 45 mètres

Date et circonstance du naufrage : Hans Fahrenberger est le nom du pilote allemand qui était aux commandes du Messerschmitt 109 qui fût abattu le 7 mars 1944 au cours d'un combat aérien contre des chasseurs Lightning américains qui escortaient des bombardiers.

Le 7 mars au matin, Hans Fahrenberger donne un coours de théorie quand survient une alerte. La plupart des pilotes de la base n'étaient que des élèves et seuls les mointeurs étaient obligés à pariticiper à des combats. Hans se précipite donc vers son appareil dont le moteur est déjà lancé par le mécano. Il saisit son parachute mais ne prends pas le temps de le fixer correctement.

L'avion décolle rapidement de la piste en herbe du terrain d'Avignon où l'appareil était stationné. En moins qe 5 minutes, il rejoint les bords de la Méditerranée, à 6.000 mètres d'altitude. Il n'a pas encore aperçu d'avions ennemis ! C'est seulement lorsqu'il émerge de la brume accrochée au littoral qu'il découvre, bien au large, les trainées de condensation des gaz d'échappement d'un groupe de bombardiers américains escortés par des chasseurs Lightning.

Le moment de l'attaque est imminent, Hans lance sa machine "en piquée" sur les avions américains. Ces derniers "se réveillent" un peu tard mais rispostent immédiatement en ouvrant le feu sur l'avion allemand. Après avoir tiré quelques rafales, Hans se trouve dans une position délicate, son appareil ne répond plus... le moteur le lâche ! Désemparé, le pilote comprend qu'il a été touché. Pour lui la fin est proche car sans moteur, il devient une proie facile. Par miracle, Hans parvient à disparaitre dans la brume marine sans être abattu. L'avion est mal en point et Hans lance un appel radio pour signaler sa position et informer qu'il va devoir se poser sur l'eau. Il assure son parachute. Il aperçoit soudain une petite île qu'il ne connaît pas : c'est le Planier. Il tente une approche de ce petit morceau de terre, mais le fort mistral qui souffle le contraint à des manoeuvres délicates. Le crash devient inévitable, il se débarasse de sa verrière mais ne parvient pas à s'extraire de l'appareil. L'avion percute l'eau est Hans est englouti par la mer, incapable d'ouvrir la boucle de sa ceinture.

Un miracle se produit.... Hans se sent brusquement propulsé vers la surface, malgré les bottes et l'équipement gorgé d'eau. Son parachute, qui a emprisonné une bonne quantité d'air, le fait remonter comme un ballon. Arrivée en surface, le vent le pousse directement sur le Planier.

Hans Fahrenberger a raconté à Jean-Pierre Joncheray son amerrissage : « Il se produisit une grande gerbe d’écume, une des pales de l’hélice se tordit comme une allumette et les revêtements métalliques de l’avion se plièrent et se déformèrent comme s’il s’agissait de vulgaire carton. Le Messerschmitt coula en cinq à six secondes comme une pierre. J’ignore encore comment je réussis malgré tout à ouvrir la verrière et à me retrouver dans une bulle d’air qui me porta immédiatement en surface. Si je n’ai pas coulé, c’est seulement grâce à mon parachute, qui me donna la poussée ascensionnelle nécessaire. »

Après plusieurs heures de lutte contr ele vent, les abords escarpés des rochers du Planier, Hans finit par se hisser définitivement sur la terre ferme de l'îlot. Seul il attendra quelques temps avant d'être repéré par un autre appareil de la Luftwaffe, mais Hans ne saura pas si vraiment, cet avion l'a repéré.Un peu plus tard, une vedette de sauvetage allemande s'approchera du Planier pour recupérer le pilote "naufragé.

Sain et sauf, l'histoire de Hans Fahrenberger ne s'arrêtera pas là. En effet, en janvier 1993, quarante huit ans après son amerrissage miraculeux, le pliote du Me-109, âgé alors de 73 ans mais l'esprit toujours jeune et l'oeil aussi clair, est revenu à Marseille. Pierre VOGEL et Gérard PAOLINI, le réalisateur de la série "Fantômes du monde sous-marin" diffusée sur FRANCE 3 Méditerranée l'attendent avec impatience pour l'emmener en mer, à l'aplomb de l'endroit ou repose son avion. Hans a eu apparemment des difficultés à maîtriser ses émotions lorsqu'il a remis le pied sur l'île qui lui a sauvé la vie. Pierre VOGEL a plongé sur l'épave de l'avion dont il a remonté une mitrailleuse de capot enfouie dans le sable.

Notre plongée sur le Messerschmitt 109 : 2.11.07 Palenquée Marie et JM durant le stage Nitrox avancé : enseignant Michael, autre palenquée Sylvie et Gilles.Départ sur le tombant du Planier puis navigation vers l'épave vu 2 poissons lune sur le Messerschmitt, retour par "le Dalton" (voir ci dessus), déco au Nitrox EAN 70

 

 

 

 

Messerschmitt 109 G identique a l'épave du Planier

 

 

Crédit photo Groupe de Recherche Archéologique Sous-Marine (http://www.grasm-plongee.com/)

 

 

Profil de la plongée : cliquez pour agrandir

 

 

 


L'arroyo

Localiation : L’Arroyo repose à quelques mètres à l’est des rochers des deux frères . 43° 02’ 90 N - 05° 52’ 20 E

Profondeur : La proue est posée à -18 m sur une barre rocheuse et la poupe se situe aux alentours des -36 m.

 

Dans la Marine Française l’Arroyo fût un navire-citerne d’escadre : sa mission était de distribuer de l’eau potable aux autres bateaux et aux troupes de l’armée française.

Mis en chantier et lancée en 1921. Ce petit navire de 682 tonneaux, 55 m de long était mû par une machine de 875 ch qui filait à 10,5 noeuds. Son armement était réduit à sa plus simple expression : un canon de 47 mm. En 1922, l’Arroyo croisait en Indochine. On le retrouve en 1923 au train d’escadre de Toulon. Le 31 mai 1951, il est désarmé

L’Arroyo fût coulé intentionnellement le 18 août 1953 par le G.E.R.S. (Groupe d’Etudes et de Recherches Sous-Marines) de la Marine Nationale, afin de servir à l’entraînement des nageurs.

Le Commandant Tailliez, qui dirigea le G.E.R.S. du 1er décembre 1952 au 12 avril 1955, fit remorquer le bâtiment jusqu’au Cap Sicié et le coula doucement à 80 m à l’est du Frère du Sud. Ce sabordage avait été autorisé par le Ministère de la Marine Nationale dès le mois de juillet.

L’aviso Elie Monnier accompagnait les remorqueurs de la direction du port. Une charge de 20 kg de dynamite placé dans la citerne extrême avant, et une autre dans la citerne avant. 40 kg dans la chaufferie suffirent à briser le navire en deux et à le faire couler immédiatement.

Le site avait été repéré à l’avance et l’Arroyo aurait dû reposer sur une plage de sable. Une légère déviation le fit s’encastrer sur un éperon rocheux

 

Notre plongée sur l'Arroyo : Palenquée Marie et Jean-Michel, sortie passion-plongée.com avec Jujube, TuNui, Hipplo, Jérome, Céline, Buceo et Yves60

 

 

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir


Les péniches d'Antéhor

Localiation : Les péniches reposent au large d'Antéhor : 43° 25 319'N, 06° 54 265'E

Profondeur : Les péniches reposent sur un fond de 36 mètres max.

Le 31 janvier 1944, à 11 h 30, petite brume, visibilité moyenne, mer moyenne, baromètre moyen : une aube d'hiver calme, sans difficulté particulière pour ces deux grosses péniches fluviales, perdues loin de leurs paysages du nord, où elles furent saisies par les forces allemandes, et amenées ici, au large des côtes ensoleillées de la Méditerranée, pour ravitailler en munitions les dernières places fortes italiennes encore défendues contre les alliés.


Le Jean-Suzon, comme le Saint-Antoine, jaugent plus de 350 tonneaux, ce qui est impressionnant, équivalent à un important dragueur de mines moderne.
Les Allemands les nomment improprement fahrprame, mot qui caractérise des bâtiments à fond plat. La cargaison est constituée d'obus inertes et de matériel métallique, poutrelles, rails, plaques de fer.


Il y a donc là, comme escorte, promue à un rôle trop important pour eux, des petits bâtiments, peu armés, pour la plupart d'anciens yachts civils avec un petit garnissage d'artillerie: l'Umberto, le Cannes, la Manette, le Roger Dédé ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable de navires de combat.

Et ils sont impuissants, petites poussières navales, lorsque le redoutable sous-marin anglais Untiring se présente, imparable, majestueux. Il ajuste son tir sans se presser.


Trois torpilles suffiront, et encore l'une d'entre elles explosera à la côte. L'une après l'autre, les péniches son éventrées, coupées en deux. Les membres d'équipage survivants son recueillis par les navires de l'escorte qui ne peuvent inquiéter le sous-marin. Il y aura un mort, trois blessée, et sept disparus.
Pendant quelques mois, d'autres convois tenteront le même périple pour ravitailler coûte que coûte les troupes allemandes en retraite en Italie. Puis, après le débarquement de Provence, la paix revient sur la côte, tandis que d'âpres combats se déroulent dans l'arrière pays. (source scubadata.com)

 

Notre plongée sur les péniches d'Antéhor le 13 et 22 Aout 2008 : Palenquée Marie et Jean-Michel

 

 

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir

Profil de la plongée : cliquez pour agrandir


Le Liberty

Localisation : Le Liberty repose au large de Bali sur la cote Nord Est : 8° 16'28 S , 115° 35'35 E

Profondeur : l'épave repose sur un fond de 12 a 30 mètres

Type : Cargo de transport Américain, construit en 1918, Longueur 120 mètres

l'USAT Liberty, transportait une cargaison de caoutchouc et d'équipement ferroviaire d'Australie aux Philippines : le 11 Janvier 1942 a 4h15 il fut torpillé par le sous marin Japonais I-116 au large de Lombok : gravement touché il parvient pourtant a faire route vers Bali remorqué par deux torpilleurs qui tentèrent de le faire atteindre le port de Singaraja. Le port ne pouvant accueillir le bateau il fut échoué sur la cote a Tulamben afin de décharger sa précieuse cargaison.

Il reste échoué pendant 21 ans jusqu'à l'éruption du volcan Agung en 1963 : la coulée de lave le rejette au large en le brisant

Nos plongées sur le Liberty (6 plongées) Février 2010 : Palanquée : Marie, Franc-Loup et Jean-Michel

 

cliquez pour agrandir

 

cliquez pour agrandir

cliquez pour agrandir