Test de l'ordinateur de plongée OSTC Mk 2


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Présentation :

L'OSTC mk 2 est un ordinateur multigaz (Air, Nitrox, Trimix) circuit ouvert ou circuit fermé CCR, fabriqué en Allemagne par la société Heinrichs Weikamp, l'entreprise fabrique plusieurs ordinateurs de plongée ainsi que des accessoires photos subaquatique, l'OSTC mk 2 est la deuxième version de leur premier ordinateur de plongée comme son nom l'indique

le site web de l'entreprise détaille les spécifications complètes de l'ordinateur

 

 

une des caractéristiques majeures de cet ordinateur est l'utilisation d'un écran OLED offrant une lisibilité exceptionnelle que cela soit sous l'eau ou en surface, l'ordinateur de plongée le plus lisible qu'il m'ait été donné d'essayer était le Shearwater Predator qui équipe mon recycleur rEvo, et bien il faut bien avouer que H&W ont poussé encore plus loin la qualité de lecture, avec un contraste et une luminosité exceptionnelle

je pense que l'avenir de l'ordinateur de plongée est a ce type d'affichage, nettement plus lisible que les traditionnels LCD ou même que les LCD couleurs qui ont pu fleurir il y a quelque temps sur certains ordinateurs Tek (VR Technology) ou loisir (Mares) : la différence est énorme quelles que soient les conditions de plongée

la taille de cet ordinateur est comparable aux ordinateurs classiques, nous le voyons ici en compagnie d'un Suunto Vyper II, son poids est par contre un peu plus élevé : 188 grammes, contre 128 grammes pour le Suunto, ceci peut s'expliquer par l'utilisation d'un verre borosilicate de 4 mm d'épaisseur sur l'OSTC

 

 


toutes les commandes de l'OSTC sont effectuées par l'intermédiaire de deux gros boutons piezo placés a gauche et a droite de l'ordinateur, très facilement actionnables même avec de gros gants (bouton rouge sur la photo)

l'OSTC utilise une batterie rechargeable (18500) via un port mini USB qui est également utilisé pour le transfert des données a un ordinateur

pour le test le bracelet velcro d'origine fut utilisé, plus pratique que les élastiques fournis par Inodive sur une combinaison de plongée tropicale (2-3 mm)


 

Pré-plongée

la préparation de la plongée sur l'OSTC est particulièrement facile, je n'ai jamais eu besoin de lire le mode d'emploi pour comprendre la quasi totalité des fonctions et cela n'est nécessaire que pour rentrer dans les finesses des très nombreux paramétrages : l'interface est exceptionnelle de facilité ... beaucoup plus facile qu'un Suunto par comparaison

l'utilisateur a le choix entre 2 types d'algorithmes Bühlmann ZH-L16 : avec ou sans facteurs de gradients, pour ce test une variante sans facteur de gradient fut utilisé, avec un paramétrage légèrement modifié par rapport au standard pour se rapprocher des temps de décompression d'un Suunto D6 utilisé par mes binomes

le test sera fait en gaz Nitrox avec le % d'O2 mesuré lors de l'analyse (de 31 a 33% d'O2 sur les plongées)

 

 

 

 

En plongée

la première chose frappante lorsque l'on plonge pour la première fois avec l'OSTC est ... bien sur sa lisibilité


le test a également été effectué durant 2 plongées de nuit, et l'on peut agréablement baisser l'intensité lumineuse de l'ordinateur car durant la nuit ... l'affichage est TROP lumineux ! (ce réglage peut être fait durant la plongée) : c'est évidement dans ce type de conditions que l'OSTC creuse immédiatement l'écart avec d'autres ordinateurs, les plongeurs m'accompagnant pendant ces plongées ayant été plus que surpris de voir mes paramètres a plusieurs mètres de moi

durant la plongée l'essentiel des informations sont présentes sur l'afficheur, sans avoir a commuter quoi que ce soit : si l'utilisateur le désire il peut faire afficher des infos optionnelles en bas a droite tel qu'un minuteur (comme sur la photo), la saturation des tissus instantanée (c'est rigolo) ...

en cas de commutation de gaz une tres simple manipulation des boutons permet de changer (2 pressions) et l'affichage prévient de l'éventuelle incompatibilité des gaz avec la profondeur instantanée

ici a 39 m, le Nitrox 50 n'est pas compatible, il apparait en rouge dans le menu déroulant

les paliers annoncés durant le test étaient extrêmement proches de ceux du Suunto D6 dans la configuration choisie, mais le temps de désaturation plus long que ce dernier (no fly et désaturation totale plus longs), pénalisant un peu plus les successives (cela va dans le sens de la sécu)

 

 

Post plongée

dès la sortie de l'eau le plongeur peut afficher son profil de plongée sous forme de courbe complète

bien pratique pour revoir d'un seul coup d'oeil les paramètres de la plongée

les plongées sont stockées dans la mémoire interne de l'ordinateur sur un logbook récapitulant l'essentiel des infos

 

l'OSTC est compatible avec deux logiciels de traitement de données : le Diving log 5.0 ou Jdivelog , j'utilise pour ma part Diving log 5.0 qui est payant mais qui a l'énorme avantage d'être compatible avec la quasi totalité des ordis du marché et qui m'a permis de centraliser a peu près toute mes courbes de plongée depuis des années avec différents ordinateurs : un sacré outil ! : il est de plus compatible iPhone et vous permet d'envoyer vos courbes et carnets sur le téléphone : voici le site web du fabricant

Diving log est un véritable outil "carnet de plongée informatique" qui permet de stocker les principales données de la plongée

 

 

Conclusion :

je suis absolument ravi de cet achat et je pense que l'OSTC est aujourd'hui un des meilleurs ordinateurs de plongée disponibles, le tout a un prix comparable aux ordinateurs de plongée "loisir" haut de gamme, il va être intéressant de voir si les fabricants institutionnels d'ordinateurs de plongée suivent cette tendance !
quand je vois un Uwatec Galiléo ou un Suunto Helo2 au prix proposé, je trouve que l'OSTC est l'affaire du moment

Points positifs :

lisibilité exceptionnelle
interface très intuitive
la polyvalence (multigaz dont Trimix, compatibilité CCR)
le prix exceptionnel vis a vis de la performance : 680 euros alors que les concurrents sont a plus de 1.000 euros pour les mêmes prestations
l'autonomie de la batterie (plus que mi charge après 20 plongées)
la recharge via USB

Points négatifs :

marque pour l'instant inconnue et distribuée uniquement sur le Web
qualité du bracelet d'origine qui fait un peu "léger"
vulnérabilité du verre borosilicate sans protection (déjà une petite rayure) : il faudrait prévoir un protège écran a coller en standard
l'éventuelle crainte que peut représenter un ordinateur inconnu utilisant un logiciel open source